Ce Blog expose des exemples de la politique linguistique extrémiste mise en place dans la commune d\'Overijse en Belgique. Au quotidien, le climat en devient pénible pour nombre de citoyens : peur, crainte, renfermement, haine. tout cela dans le coeur de l\'Europe.
Date: 04/03/2008
Section: REGION
Sous Section: BRUXELLES
Un francophone d'Overijse a eu le malheur de mettre sa maison en vente dans une autre langue que le flamand
OVERIJSE "Je viens de mettre en vente une maison à Overijse, située à moins d'un kilomètre de Rixensart et à 500 mètres de La Hulpe. J'y ai apposé en façade deux panneaux de mon agence. L'un avec Te koop, l'autre avec For sale. D'où une lettre de la commune d'Overijse, bien rédigée et très cordiale, me demandant de respecter le caractère flamand de la commune."
L'histoire n'est pas banale mais les témoignages venus des quatre coins de la périphérie bruxelloise tendent à se répéter. Alain Gilain, citoyen d'Overijse, en a donc fait les frais la semaine dernière quand il a mis sa maison en vente, en néerlandais et en anglais.
"Nous constatons que vos panneaux sont aussi rédigés en anglais", annonce la lettre, signée de la main du bourgmestre, Dirk Brankaer (NVA-CD & V). "Comme cette commune appartient à la région flamande et n'a pas de facilités pour les locuteurs d'une autre langue, il est important que vous utilisiez exclusivement le néerlandais dans toute votre communication. Vous serez ainsi agréable à vos clients néerlandophones et vous donnerez à vos clients locuteurs d'autres langues qui apprennent le néerlandais l'occasion de pratiquer notre langue."
Avant de rajouter : "dans notre cadre de vie, il est essentiel que tous respectent le particularisme de la région. Nous espérons donc que votre entreprise contribuera à l'avenir de façon positive à la préservation du caractère flamand de cette commune".
Du côté du bureau du FDF, on fulmine : "ils n'ont aucun droit d'imposer la langue des panneaux à ce monsieur qui veut vendre sa maison. Il s'agit en outre d'un particulier", fustige Guy Debisschop, porte-parole. "Ils ont envoyé pareille lettre à l'agence immobilière concernée."
La maison est maintenant vendue... à un Belge et à son épouse française !
Comment peut-on défendre un gars qui met un panneau à vendre pour sa maison en néerlandais et en anglais,
dans un pays dont les 3 langues officielles sont le néerlandais, le français et l'allemand ? Quelle logique ?? La commune a eu raison de protester !